Le renouveau Sud-Africain

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Le renouveau Sud-Africain

Le renouveau Sud-Africain


C’est un phénomène qu’on avait pressenti dans les mots et qui s’incarne désormais dans les chiffres : l’Afrique du Sud est bel et bien de retour sur la scène économique internationale. Les discours volontaristes du nouveau président Cyril Ramaphosa – au pouvoir depuis le 15 février 2018 - portent leurs fruits : après neuf années de présidence Zuma marquées par l’immobilisme économique et l’instabilité réglementaire, les indicateurs sud-africains marquent un rebond (1,3% de croissance en 2017 et de 2 à 3% attendus en 2018 selon les instituts, contre 0,6% en 2016) et le calendrier des réformes annoncées compte bien replacer l’Afrique du Sud au centre du jeu international en Afrique… avec à la clé de nombreuses promesses pour les entreprises françaises.


Une économie en pleine réforme
Parmi les réformes attendues, réforme agraire et réforme éducative entendent bien lutter contre les inégalités sociales (52% de la population vit avec un revenu inférieur à 50 dollars par mois) tout en relançant la capacité contributive de ces « laissés pour compte ». En parallèle, le gouvernement s’attaque à un totem figé par les années Zuma : les grands monopoles publics, détenteurs de pas moins de 30% du PIB et qui ont souffert de corruption et mal-gestion endémiques dans la dernière décennie. « Leur redémarrage devrait s’amorcer dans les 3 à 6 mois, confirme Axel Baroux, directeur Business France pour l’Afrique du Sud et Australe, offrant ainsi un potentiel de croissance important pour leurs fournisseurs ».
Dernier secteur clé à connaître le big bang : le secteur des mines (8% du PIB, 50% des exportations sud-africaines) qui, à travers le Mining Charter, devrait voir levées d’importantes contraintes réglementaires ayant bridé son activité depuis dix ans et qui commence dès à présent à retrouver son dynamisme (4% de croissance en 2017).


Un marché propice pour les européens
Au-delà de ce contexte porteur – croissance et consommation intérieure devraient rapidement bénéficier de ces réformes – l’Afrique du Sud peut s’enorgueillir de conditions structurelles favorables pour les investisseurs internationaux : un secteur privé culturellement anglo-saxon (où la pratique de l’anglais est généralisée), un décalage horaire limité avec l’Europe (1 heure pour la France en hiver) et, par-dessus tout, un cadre réglementaire strict qui garantit la sécurité juridique des échanges.
Troisième marché du continent africain, l’Afrique du Sud commence à voir émerger une classe moyenne développée parmi ses 57 millions d’habitants, avec des habitudes de consommation qui s’apparentent davantage à celles des classes moyennes occidentales que celles des pays émergents. Une aubaine pour les entreprises françaises spécialisées dans la French Touch (mode, beauté et objets de luxe), des produits très prisés par les consommateurs locaux…


Des opportunités françaises réelles
Car la France bénéficie en Afrique du Sud d’une image favorable, empreinte de sophistication et de fiabilité ; les produits et services français représentent ainsi 3% des parts de marché internationales, faisant de l’Hexagone le second fournisseur européen.
Pour les exportateurs français, le renouveau sud-africain pourrait bien représenter des opportunités de long terme, notamment dans le secteur des infrastructures - comme en témoignent les récents contrats d’Alstom sur la rénovation du parc ferroviaire et d’Air Liquide sur la production de gaz industriels – mais aussi de la santé (80% des hôpitaux ont besoin de rénovations) et de l’agroalimentaire (dont équipements et services agroalimentaires).
Mais c’est aussi dans le secteur de l’innovation technologique que des opportunités s’ouvrent pour les PME et ETI françaises, avec une attractivité reconnue du FrenchTech Hub à Cape Town, où VC et incubateurs se montrent particulièrement friands de technologies françaises et de prises de contact avec les entrepreneurs.
Reste pour les entreprises tricolores à faire la preuve de leur implication sociétale dans la promesse de développement du pays, une communication incontournable dans l’imaginaire sud-africain et qui peine encore à s’imposer dans la communauté française (400 entreprises installées).


Une plateforme en Afrique Australe
L’autre argument clé pour un entrepreneur désireux de se tourner vers l’Afrique du Sud réside dans l’influence importante que le pays exerce sur sa région : « Mettre un pied en Afrique du Sud permet de s’ouvrir à d’autres marchés de proximité comme le Zimbabwe, l’Angola, la Zambie ou encore le Botswana et la Namibie avec lesquels des accords douaniers se mettent en place, explique Jérôme Boyet, Président du Comité Afrique du Sud des CCEF, « Tout en bénéficiant de la sécurité du droit des affaires propre au marché sud-africain… ».


Les Rencontres d'Affaires France - Afrique du Sud
Choisir l’Afrique du Sud comme plateforme vers l’Afrique Australe sera d’ailleurs l’un des thèmes phares des Rencontres d’Affaires France – Afrique du Sud que proposent conjointement Business France, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France, la Chambre de Commerce sud-africaine et le MEDEF international, en lien avec les acteurs économiques locaux. Organisé à Johannesburg du 3 au 5 octobre 2018, l’événement promet d’aborder toutes les thématiques sectorielles liées à ce renouveau sud-africain tout en évoquant des problématiques transversales (éducation, women in business, éventuels freins à l’investissement…). Par-dessus tout, ce forum sera l’occasion de concrétiser des rendez-vous d’affaires avec les partenaires locaux et d’afficher les nouvelles ambitions d’ouverture du pays en matière technologique, intellectuelle et capitalistique.
N’attendez plus pour vous inscrire… South Africa is back !


Pour s’informer, visionner le webinar et s’inscrire aux Rencontres d’Affaires France-Afrique du Sud :
http://events-export.businessfrance.fr/forumafs18/


  • Publié le 21/03/2018
  • Catégorie: Afrique