Les Pays-Bas : un potentiel de marché important... pas toujours exploité

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Les Pays-Bas : un potentiel de marché important... pas toujours exploité

Les Pays-Bas : un potentiel de marché important... pas toujours exploité


DANS L’OMBRE DE L’ALLEMAGNE
Alors que sa proximité et son potentiel de marché pourraient attirer les convoitises de nombreux exportateurs et investisseurs français, le territoire des Pays-Bas constitue aujourd’hui le 3e déficit commercial de la France (7 milliards d’euros) et une destination souvent sous-estimée dans les choix d’internationalisation des entreprises. Une situation que regrette Georges Régnier, Conseiller Commercial de l’Ambassade de France aux Pays-Bas : « Souvent, les entreprises françaises lui préfèrent l’Allemagne… sans s’apercevoir que les Pays-Bas ont eux-mêmes une balance commerciale excédentaire avec ce pays, et donc une ouverture privilégiée ! ».


UN IMPORTANT MARCHÉ DE REEXPORTATION…
Car, au cœur de l’Europe, les Pays-Bas présentent toutes les caractéristiques d’un marché de réexportation dynamique. « Pour les entreprises qui choisissent d’y exporter ou de s’y implanter, c’est une vraie chance d’ouverture à l’international. A titre d’exemple, en matière d’ingénierie les liens privilégiés des entreprises françaises avec le continent africain donnent à celles-ci un vrai levier de négociation et de coopération avec les partenaires néerlandais, qui s’intéressent de plus en plus à ce marché » note Georges Régnier. De nombreuses sociétés étrangères choisissent d’ailleurs d’implanter leurs sièges régionaux/européens aux Pays-Bas, comme le pétrolier Aramco ou des sociétés chinoises.
Au sein de l’UE, le développement des échanges néerlandais avec la Suède, le Danemark et le Royaume-Uni constitue également un accélérateur pour les entreprises françaises qui hésitent à exporter sur ces marchés. « Il y a un véritable enjeu autour de l’Europe du Nord », poursuit Georges Régnier.


…MAIS EGALEMENT UN MARCHÉ DE CONSOMMATION INTÉRIEURE
De fait, la barrière de la langue a longtemps constitué un préjugé défavorable – et infondé - à l’égard des Pays-Bas : 97% de la population pratiquerait en effet l’anglais, qui s’est imposée comme langue privilégiée et quotidienne du monde professionnel.
Autre préjugé : les Pays-Bas seraient un « petit » marché intérieur…Pourtant, avec des prévisions de croissance qui avoisinent les 3% pour 2017, un taux de chômage contenu à 5,5% et un fort pouvoir d’achat sur une population de 17 millions d’habitants, le pays offre des perspectives plus qu’alléchantes pour les producteurs français. « Les secteurs de consommation courante comme l’agroalimentaire, la santé, le nautisme ou l’habitat/décoration offrent ici de réelles opportunités de débouchés dès lors que les produits proposés sont innovants et d’un bon rapport qualité/prix, explique Georges Régnier ; il y a une réelle demande sur nos produits, d’autant que la France est appréciée pour son art de vivre. Dans les grands centres urbains, caractérisés par une population jeune, les mentalités sont très ouvertes vers l’extérieur, avec une vraie volonté de s’ouvrir aux nouvelles tendances de consommation ».

Pour cette raison, Business France souhaite fortement mobiliser l’offre française pour tirer profit de ces secteurs. Les opportunités de développement sont légion, comme en témoigne le cas de la société JCH INTERNATIONAL, co-conceptrice d’une gamme complète d’articles manucure, pédicure et beauté basée sur le design, la qualité et le service, qui vient de signer un accord de distribution de ses produits aux Pays-Bas avec un partenaire néerlandais.


START-UPS, LOGISTIQUE, TRANSPORT… LES OPPORTUNITÉS SONT LÀ !
PME, ETI, grands groupes… mais pas seulement : les Pays-Bas offrent en effet de grandes perspectives pour l’écosystème start-up, comme en témoigne le statut de « seconde ville la plus accueillante d’Europe pour les start-ups » octroyé à Amsterdam. Le haut niveau de qualification des ingénieurs/développeurs, la forte coopération entre universités et incubateurs d’entreprise et la présence de capitaux sur les secteurs tech sont autant d’atouts qui renforcent le caractère innovant de l’écosystème néerlandais. A noter le dynamisme du French Tech Hub d’Amsterdam qui regroupe de nombreuses start-ups françaises développant localement des partenariats avec des grands comptes néerlandais et étrangers installés dans la capitale.

Dans le secteur de l’énergie, du climat, de la logistique et des transports, de nombreuses opportunités seront également à surveiller, alors que McKinsey estime à 70 milliards d’euros le total d’investissements consentis pour réduire les émissions de carbone de 25% d’ici 2020, puis de 49% à horizon 2030. Les équipements industriels importants présents sur tout l’arc de la Randstadt (La Haye – Rotterdam – Amsterdam – Utrecht) mais également sur le reste du territoire (grâce à un tissu autoroutier dense) offrent des débouchés certains pour nombre d’entreprises françaises du secteur des équipements de biens de production.


UN ECOSYSTEME FRANÇAIS BIEN PRÉSENT – RDV À L’ATELIER PAYS-BAS DU 19/12
L’environnement des affaires est donc très porteur aux Pays-Bas pour les entreprises françaises, et Business France proposera une journée d’ateliers le 19 décembre prochain dans ses locaux pour présenter les opportunités et perspectives du pays. Sécurité juridique, facilité d’installation, rapidité dans la conclusion de contrats (6-7 mois), culture du consensus… autant d’atouts qui seront évoqués pour convaincre les petites et grandes entreprises qui hésitent encore à envisager les Pays-Bas dans leur stratégie d’export.
Plusieurs entreprises françaises installées sur le territoire seront d’ailleurs présentes pour livrer leurs retours d’expérience. A ce jour, on recense près de 1800 entreprises françaises sur le sol néerlandais dont l’emblématique Air-France-KLM qui traduit bien les synergies franco-néerlandaises possibles en matière économique.

« Les entreprises qui ont fait le choix des Pays-Bas présentent toutes des taux de satisfaction importants. Même sur d’autres dispositifs comme les VIE, on observe des taux de rétention très forts : 70% des jeunes inscrits en VIE restent ensuite dans le pays conquis par le dynamisme de l’économie et des entrepreneurs néerlandais», conclut Georges Régnier.

Pour s’informer ou s’inscrire à l’atelier : http://export.businessfrance.fr/pays-bas/001PKG7X442AA+atelier-d-information-pays-bas.html


  • Publié le 09/11/2017
  • Catégorie: Export à l'international