L’#AGROEXPORTDAY, comme si vous y étiez ! Partie 1 : enjeux et marchés porteurs

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L’#AGROEXPORTDAY, comme si vous y étiez ! Partie 1 : enjeux et marchés porteurs

L’#AGROEXPORTDAY, comme si vous y étiez ! Partie 1 : enjeux et marchés porteurs


Le 26 octobre dernier, l’#AgroExportDay se tenait dans les locaux du Village by CA, une journée complète d’échanges et de tables rondes avec des représentants de la filière agroalimentaire pour faire le point sur les enjeux actuels de l’exportation française dans ce secteur.


DES EXPORTATIONS ENCORE TROP TIMIDES DANS L’AGROALIMENTAIRE
Premier constat : les exportations françaises ne sont pas aussi dynamiques qu’espéré, surtout en comparaison de nos voisins allemands ou italiens. Seules 2 entreprises sur 10 exportent en France, là où elles sont 8 sur 10 en Allemagne. En termes de parts de marché, la progression des produits français serait de 4%, là où on parle de 8% en Italie et 10% en Allemagne !
Pourquoi ce retard ? En grande partie, pour des raisons culturelles : 71% de la filière agroalimentaire est en effet constituée de TPE, lesquelles ont parfois des méfiances vis-à-vis de l’export. Le temps de formation, la structuration d’une offre adaptée aux consommateurs étrangers et la durée de l’implantation sur un marché, sans compter les investissements consentis, sont autant de facteurs qui peuvent rebuter une PME. « D’une certaine façon, exprime Catherine Chavrier, fédératrice Famille Prioritaire à l’Export “Mieux se nourrir”, la solitude de l’exportateur s’apparente à la solitude de l’entrepreneur ».

Autre surprise : malgré sa renommée sur le marché national et son rayonnement dans le monde, la gastronomie française ne serait pas aussi prisée par les importateurs que l’on pourrait croire. « On a tendance à se réfugier derrière ce label mais il est souvent en concurrence avec d’autres gastronomies toutes aussi appréciées, comme l’italienne ou la chinoise », avertit Xavier Terlet, président de XTC World Innovation. Il n’en reste pas moins que le développement d’une offre agroalimentaire en lien avec le tourisme montre déjà des résultats positifs, comme c’est le cas au sein de l’Aéroport Charles de Gaulle, mais les intervenants estiment que des efforts peuvent encore être faits.


UNE NÉCESSAIRE STRATÉGIE DE DÉPLOIEMENT VERS LES MARCHÉS PORTEURS
Alors, pessimiste le marché français ? « Attention, le French Bashing est derrière nous, prévient Pascale Thieffry, chef de service Filière agricoles et agroalimentaire chez Business France. Il y a de nombreuses raisons de se réjouir ». Et tout d’abord célébrer les filières d’excellence : vins et spiritueux bien sûr mais aussi la filière du lait, celle des ingrédients et arômes ou encore celle des protéines végétales (luzerne, poix…). « Une pomme de terre sur deux est exportée », annonce Florence Rossillion, Directrice Générale du CNIPT. « Mais il faut davantage de stratégie à l’export pour éviter de n’exporter que les surplus ».

De fait, les intervenants de la journée mettent beaucoup l’accent sur la stratégie en amont, et notamment l’identification de nouveaux marchés, au-delà de l’UE - qui constitue les 2/3 des exportations françaises mais qui se montre en perte de vitesse sur ces dernières années (perte de 3 points depuis 2011). Comme le signale Christophe Monnier, chef du département Agrotech chez Business France, les marchés américains et chinois sont clairement identifiés comme les moteurs de l’export pour les entreprises françaises avec une croissance de 18% des produits vers la Chine et 12% vers les USA en 2017. Fait intéressant : les changements intervenus dans la réglementation de ces deux pays en matière de sécurité alimentaire (loi de 2011 aux Etats-Unis, loi de 2010 en Chine) constituent souvent une opportunité pour les entreprises françaises, malgré le surplus de complexité qu’elles peuvent parfois induire.
Au-delà, des pays comme les dragons asiatiques, la zone Maghreb - Moyen Orient ou les autres membres de l’ALENA (Canada, Mexique) apparaissent comme des marchés porteurs – au total, l’ALENA aurait ainsi augmenté de 57% en 5 ans, ce qui constitue la plus forte progression pour l’ensemble des zones identifiées.

Visionnez l'intégralité des tables rondes en cliquant ici.


Le guide « Agroalimentaire, où exporter en 2018 ? » qui répertorie les grands marchés d’opportunités et leurs habitudes de consommation (40 fiches pays) est désormais disponible en téléchargement libre et gratuit.
Pour y accéder: http://events-export.businessfrance.fr/etudes-agro/ou-exporter/

  • Publié le 14/12/2017
  • Catégorie: Export à l'international