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Grèce : les signaux positifs de reprise économique se multiplient

Durement éprouvée par la crise de la dette, la Grèce devrait enfin sortir de la spirale infernale en 2014. Les opportunités pour aider à remettre le pays sur pied sont nombreuses dans ce pays très francophile, ouvert sur les Balkans et l’Europe de l’est.     Après six années de récession sans interruption, [...]

Cuba s’ouvre davantage aux investissements étrangers

Le pays affiche deux signes forts d’ouverture en 2014 : l’ambitieux projet du port de Mariel et l’entrée en vigueur en juillet de la nouvelle loi sur l’investissement étranger.    Dans un système économique encore largement aux mains de l’Etat (il détient près de 90% des entreprises du pays), Cuba se [...]

Les grands événements sportifs internationaux, un moteur pour la croissance française

Grands moments festifs, les événements sportifs mondiaux sont aussi et surtout d’importants pourvoyeurs de marchés. Pour les décrocher, il faut être dans les starting-blocks le plus tôt possible. Le bon chrono selon UBIFRANCE ? Au moins 5 ans à l’avance. Les grands meetings sportifs internationaux ignorent la crise. Il suffit pour [...]

L’Alliance du Pacifique : un bloc commercial dynamique qui suscite un fort regain d’intérêt pour l’Amérique latine

  Pôle de libre échange formé en 2012 autour du Mexique, de la Colombie, du Pérou et du Chili, l’Alliance du Pacifique suscite un vif engouement. Avec des accès facilités, c’est un vaste marché de 210 millions de consommateurs qui se précise pour les exportateurs français.   Lancée en juin 2012 [...]

La filière nucléaire française mondialement reconnue

Le marché mondial du nucléaire : un potentiel considérable, tiré par le dynamisme des émergents Dans un secteur de l’énergie en mutation, le marché du nucléaire résiste bien. Malgré Fukushima, nombre de pays, émergents en tête, (re)lancent leurs programmes. La filière [...]

Produits gourmets : un succès du " Made in France "

Emblématiques de l’art de vivre à la française, les produits gourmets offrent de bons débouchés dans et hors de l’UE. Encore faut-il, pour vendre ces produits « premium », bien segmenter ses gammes.     Les exportations françaises de produits gourmets se portent bien : "La filière a [...]

Cameroun, Gabon, Congo, Tchad : 4 pays d’Afrique centrale qui montent

  Emblématiques de l’éveil de la sous-région, ces 4 pays affichent des taux de croissance solides pour 2014 … et au delà. Leur stabilité politique actuelle, la présence d’investisseurs et le développement de la demande intérieure favorisent l’essor de leurs économies.    Avec 4,8 % [...]

Cybersécurité et confiance numérique : une pépite de l’industrie française

  Affichant une croissance de 10 % par an, et 13 milliards d’euros de CA (dont 9 à l’export) le secteur de la cybersécurité en France est en bonne santé. Un dynamisme tiré par une criminalité croissante.    Cloud computing, objets connectés, m-paiement, technologies sans contact … Si le [...]

Les systèmes de transports intelligents, une filière d’excellence française

Panorama d’une filière en plein essor où les entreprises françaises sont à la pointe. Gestion intelligente du trafic routier, télépéage, véhicules communicants, systèmes d’information passagers … Tous ces dispositifs, que l’on désigne sous l’appellation Systèmes de Transports [...]

Algérie : prendre la pleine mesure des potentialités d’un pays devenu le premier d’Afrique

    Portée par des résultats encourageants, engagée dans un plan de diversification de son économie, l’Algérie attire de plus en plus les sociétés étrangères. Menacée par l’érosion de ses parts de marché, la France veut retrouver sa place de premier fournisseur .   La [...]

1000 milliards d’euros : le montant (rondelet) du e-commerce mondial B2C

  Plus de 1000 milliards d’euros ont été dépensés dans le commerce en ligne B2C (business to consumer) en 2013. Etat des lieux d’un marché en bonne santé.   Malgré un ralentissement de la consommation mondiale, la vente en ligne à destination des particuliers (B2C) ne connait pas la crise. Les derniers [...]

Hydrocarbures : voyage aux 4 coins du monde

Pour exporter dans le secteur Oil & Gaz, une chose est sûre, il faut voyager. Reste maintenant à savoir où. Pour Agnès Hagyak, Chef de Projet Hydrocarbures chez Ubifrance, l’Afrique est le continent qui affiche les plus belles opportunités d’affaires du secteur. De nombreux projets Offshore profonds se concentrent dans le Golfe de Guinée. [...]

Grèce : les signaux positifs de reprise économique se multiplient

Carine Hellequin - 12 sept. 2014 12:41
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Opportunités d’affaires ( 100 posts )

Durement éprouvée par la crise de la dette, la Grèce devrait enfin sortir de la spirale infernale en 2014. Les opportunités pour aider à remettre le pays sur pied sont nombreuses dans ce pays très francophile, ouvert sur les Balkans et l’Europe de l’est.     Après six années de récession sans interruption, la Grèce devrait renouer avec la croissance en 2014. Certes, la reprise économique annoncée est timide, mais positive, estimée aux alentours de 1 %. Et selon la Commission européenne, la tendance devrait s’affirmer en 2015.    Ce retour dans le vert est notamment porté par le secteur touristique (18 millions de touristes attendus en 2014) et par la relance des exportations. « Il y a encore du chemin à faire, mais quand on sait d’où vient le pays, c’est une heureuse nouvelle », commente François Raffray, Directeur du bureau UBIFRANCE en Grèce .   La confiance des investisseurs en hausse A cet indicateur de reprise encourageant s’ajoutent une fiabilité qui progresse auprès des agences de notation et une confiance retrouvée auprès des marchés financiers, marquée, en avril puis en juillet 2014, par la réussite des opérations de levée sur le marché de la dette. Pour la Grèce, qui était exclue des marchés d’emprunt moyen et long terme depuis trois ans, c’est un signe de l’amélioration de son économie.    Les grands projets d’infrastructures, déterminants pour le développement du pays et la création d’emplois, sont repartis. Deux en particulier vont peser : la relance, confirmée par le Parlement grec, du chantier d’autoroutes (1,2 million de km de voies) et la construction, à partir de 2015, du tronçon de gazoduc Trans Adriatic Pipeline, qui traversera le nord de la Grèce sur 500 km.    Outre le BTP, d’autres secteurs sont en demande dans cette phase de rebond : énergie, santé, environnement, tourisme, agro-alimentaire, mais aussi nouvelles technologies … « Férus d’innovation, les Grecs structurent leurs pôles de compétitivité et de recherche autour de domaines à forte valeur ajoutée comme l’aéronautique ou le secteur informatique » précise François Raffray.    Le paradoxe de la situation française Ainsi remis en confiance, les investisseurs étrangers reviennent. Paradoxe, les entreprises françaises, restées en Grèce avec constance en dépit de la crise (seules 4 sur 140 ont fermé leurs établissements), ne semblent pas toujours en position de force. L’exemple le plus frappant, d’après François Raffray, vient de la filière bovine où la France, premier fournisseur avec 80 % de parts de marché, devrait perdre 30 points en un an. Elle est désormais sérieusement talonnée par des compétiteurs italiens et espagnols.    « Les Grecs, francophones et francophiles, s’en étonnent et le regrettent. Ils sont très demandeurs des savoir-faire français mais aussi de partenariats qui leur permettraient d’aborder plus facilement des marchés francophones à l’export, en Afrique par exemple. Réciproquement, les entreprises françaises pourraient bénéficier des compétences grecques pour rayonner vers les marchés des Balkans, de l’Europe de l’est et de la méditerranée orientale ».   Grèce : l’image, la réalité Cette relative perte de terrain française tient-elle à l’image de « pays en crise » accolée depuis 6 ans à la Grèce ? Ce serait réducteur et en décalage avec la réalité sur le terrain, selon François Raffray, amené à rencontrer au quotidien des entrepreneurs grecs : « Il ne faut pas confondre la situation financière de l’Etat grec et celle des entreprises. Il existe en Grèce un vaste et solide tissu de PME/TPE qui ont su surmonter la crise. Par ailleurs, nombre de grands groupes grecs continuent à investir et remportent des appels d’offres à l’export, au Moyen et au Proche Orient ou dans les Balkans. L’image actuelle de la Grèce est donc loin de la réalité de demain ».    C’est précisément ce message qu’UBIFRANCE va délivrer le 16 octobre prochain, à l’occasion du colloque organisé par l’Agence dans ses bureaux à Paris. Des chefs d’entreprises grecs et d’entreprises françaises installées en Grèce témoigneront de leurs raisons de croire en l’économie hellénique.   Pour en savoir plus sur les opportunités en Grèce, rendez-vous à notre atelier " Grèce : l’image, la réalité " 

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Cuba s’ouvre davantage aux investissements étrangers

Carine Hellequin - 04 sept. 2014 11:59
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Opportunités d’affaires ( 100 posts )

Le pays affiche deux signes forts d’ouverture en 2014 : l’ambitieux projet du port de Mariel et l’entrée en vigueur en juillet de la nouvelle loi sur l’investissement étranger.    Dans un système économique encore largement aux mains de l’Etat (il détient près de 90% des entreprises du pays), Cuba se réforme et s’oriente doucement vers l’économie de marché. Perle de la Caraïbe, le pays, qui a fait du tourisme son activité phare pour l’apport de devises étrangères (3 millions de touristes en 2013), a conscience que cela ne suffit plus pour développer durablement son économie. Par ailleurs grand importateur, Cuba veut améliorer son industrie afin de réduire cette dépendance : à titre d’exemple, l’île importe actuellement 80 % des biens alimentaires.   La solution ? Attirer les investisseurs étrangers. Un pari a priori peu évident pour un pays réputé fermé. Et pourtant ! Convaincu que son essor économique dépend des investissements extérieurs, le pays a entrepris des réformes structurelles profondes. « Une impérieuse nécessité », selon le président Raul Castro. Deux initiatives majeures démontrent la volonté du gouvernement d’appuyer cette ouverture.     La première est très récente et législative : depuis juillet 2014, une loi autorise pour la première fois l’existence sur le sol cubain d’une entreprise détenue à 100 % par des capitaux étrangers.    La seconde concerne l’ouverture d’une zone spéciale de développement économique, située dans le port de Marie l (à 45 km à l’Ouest de la Havane). Ce terminal de containers en cours de construction, qui jouira d’une position géographique stratégique, ambitionne de devenir la plate-forme du commerce international pour les Caraïbes et l’Amérique Centrale. « Le cadre fiscal sera très attractif pour les investisseurs étrangers puisqu’ils seront exonérés d’impôt sur les bénéfices pendant 10 ans » souligne Maxime Bousso, Responsable de l’antenne UBIFRANCE à Cuba , fraîchement ouverte en avril 2014.    Les garanties d’un pays stable A l’échelle du pays, les opportunités d’affaires à l’export sont immenses : dans l’énergie, l’agriculture, les infrastructures, le transport, l’agro-alimentaire, les infrastructures touristiques, le textile, les biotechnologies, le conditionnement et l’emballage … Et Cuba, assure Maxime Bousso, offre de très bonnes garanties : « Une main d’œuvre parmi les plus qualifiées de la région, des paiements stables, un taux d’insécurité quasi nul, et un pays fidèle en affaires. Cuba affiche aussi un indice de développement humain (IDH) parmi les plus élevés des Caraïbes et de l’Amérique Centrale (59ème place mondiale)». Quelques bémols toutefois à ce tableau encourageant : la lenteur des processus de décision, une bureaucratie assez lourde, inhérente au commerce étatique, et le peu d’informations disponibles sur le marché qui rend difficile une prospection à distance.   Un pays très francophile « De toute façon, il faut venir à Cuba pour bien appréhender la singularité du pays, recommande Maxime Bousso. C’est d’autant plus facile pour les exportateurs français qu’ils y seront bien accueillis, les cubains étant très francophiles. Il faut savoir que c’est à Cuba que se trouve la 1ère Alliance Française au monde en nombre d’inscrits, du reste seul institut de langue sur l’île ».   Aujourd’hui, la France est le 9ème pays partenaire de Cuba - devant l’Allemagne - et les deux pays entretiennent de bonnes relations « qui devraient encore s’amplifier », a déclaré Laurent Fabius lors de sa venue officielle sur l’île en avril dernier. Signe que les choses bougent, le Président de la Chambre de commerce américaine, venu en visite, à la tête d’une délégation de chefs d’entreprises, vient de plaider pour une levée de l’embargo contre Cuba. Tout un symbole !        La Foire de la Havane  Du 2 au 8 novembre 2014, se tiendra la Foire de la Havane, l’événement international cubain majeur pour le monde des affaires (1400 exposants - 65 pavillons). C’est le lieu de networking à ne pas rater pour promouvoir ses produits ou démarrer sa prospection.  En savoir plus sur le Pavillon France à l’occasion de la FIHAV 2014  

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Les grands événements sportifs internationaux, un moteur pour la croissance française

Evelyne Brisset - 02 sept. 2014 11:49
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interviews UBIFRANCE ( 83 posts )

Grands moments festifs, les événements sportifs mondiaux sont aussi et surtout d’importants pourvoyeurs de marchés. Pour les décrocher, il faut être dans les starting-blocks le plus tôt possible. Le bon chrono selon UBIFRANCE ? Au moins 5 ans à l’avance. Les grands meetings sportifs internationaux ignorent la crise. Il suffit pour s’en convaincre d’observer la compétition acharnée à laquelle se livrent les pays qui candidatent à leur organisation. Non sans raison : ces événements mondiaux sont non seulement une vitrine pour le pays ou la ville hôte, le temps de l’événement, mais surtout ils drainent une activité économique considérable. Les budgets investis sont colossaux. Ainsi, on parle de 15 milliards de dollars au Brésil (JO 2016), de 30 milliards en Russie (Coupe du Monde de Football 2018), de 4,5 milliards à Tokyo (JO d’été 2020) et de 100 milliards au Qatar (la Coupe du Monde de handball en 2015 et la Coupe du Monde de Football 2022). Entre la construction d’infrastructures, la conception de stades, les projets de BTP, les transports, les télécommunications, la diffusion d’images, la billetterie, les équipements sportifs, les services, le marketing événementiel, la sécurité, les assurances … tous les secteurs ou presque sont concernés. Autant de domaines pour lesquels il existe une solide offre française . « Même si les pays organisateurs réservent la part du lion à leurs entreprises locales et que la concurrence internationale est rude, les marchés générés par ces grandes réunions du sport sont tellement énormes que les débouchés restent motivants, analyse Viviane Silberstein, Chef de projet Grands Evénements Sportifs chez UBIFRANCE. Pour les entreprises françaises qui ont des offres à faire valoir, ce sont des rendez-vous stratégiques. Ils sont l’occasion de pénétrer un nouveau marché, de se faire connaître et d’acquérir des références prestigieuses ». Une logique de grand projet Encore faut-il savoir anticiper. « Nous sommes sur des logiques de grands projets, rappelle Viviane Silberstein. Ce sont des marchés complexes qui demandent un long temps de préparation ». Petit aperçu : sitôt le pays choisi, il faut identifier les instances responsables, entre comité d’organisation et entités chargées des appels d’offres, scruter la sortie des avis, détecter les sociétés retenues pour les grands projets d’infrastructure, aller sur place, rencontrer les bonnes personnes, etc. « Ce n’est pas simple », reconnaît la Chef de projet. « Pour Sotchi par exemple, nous avons commencé à accompagner les entreprises dès 2008. Aujourd’hui, en coordination avec nos bureaux pays, nous travaillons déjà sur les JO d’hiver et le Mondial de Foot de 2018, sur les JO d’été à Tokyo, sur la Coupe du monde de Rugby 2019 au Japon et sur la Coupe du monde au Qatar. Notre travail de veille nous amène également à regarder du côté de manifestations moins médiatisées mais qui peuvent être intéressantes, comme les Asian Games à Achqabat (2017 au Turkménistan), les 1ers Jeux Européens (2015 à Bakou) ou les Jeux de la Francophonie (2015 en Côte d’Ivoire)». L’idée pour UBIFRANCE étant aussi d’identifier au plus tôt si les jeux en valent la chandelle en matière d’opportunités commerciales pour les entreprises françaises. Promouvoir une offre française Pour aider les entrepreneurs français à promouvoir efficacement leurs offres, l’Agence organise des ateliers d’information et de contacts en France pour lesquels elle fait venir des décideurs officiels du pays hôte. Ces ateliers sont ensuite suivis, quelques mois plus tard, de rencontres dans le pays avec des interlocuteurs clés, voire d’une participation à des salons professionnels. Très active dans la valorisation de l’offre tricolore – dans un contexte à fort enjeu diplomatique, politique et économique, souligne Viviane Silberstein – UBIFRANCE  travaille de plus en plus souvent de concert avec ses partenaires institutionnels, aux premiers rangs desquels le Ministère en charge des Sports, le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère du Commerce Extérieur et le Comité Français Sportif International. Objectif : mettre en commun les compétences, favoriser les démarches collectives et accroître les opportunités pour la marque France. En savoir plus UBIFRANCE organisera, le 3 octobre 2014, la 3ème édition des « Rencontres Internationales Grands Evènements Sportifs », le rendez-vous annuel de la filière autour des bureaux UBIFRANCE et des décideurs et représentants officiels étrangers impliqués dans la préparation de ces évènements. L’Agence a également mis en ligne à destination des décideurs étrangers un site dédié « Team France for sport », véritable vitrine de l’expertise française. http://business.ubifrance.com/international-sport-equipments  

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L’Alliance du Pacifique : un bloc commercial dynamique qui suscite un fort regain d’intérêt pour l’Amérique latine

Julie Martin - 11 juil. 2014 23:08
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  Pôle de libre échange formé en 2012 autour du Mexique, de la Colombie, du Pérou et du Chili, l’Alliance du Pacifique suscite un vif engouement. Avec des accès facilités, c’est un vaste marché de 210 millions de consommateurs qui se précise pour les exportateurs français.   Lancée en juin 2012 par le Mexique , le Pérou , le Chili et la Colombie , l’Alliance du Pacifique est le nouveau moteur économique de l’Amérique latine et des Caraïbes. Ce projet d’intégration régionale est porté par 4 pays qui connaissent les croissances les plus fortes du continent (entre 4 et 6 %). Ce qui soude cette nouvelle alliance ? Le pragmatisme avant tout. L’idée étant de faire contrepoids à des accords anciens comme le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay, Venezuela) ou la CAN (Bolivie, Colombie, Équateur, Pérou) qui tendent à s’essouffler. Soucieux de résultats rapides, les membres de cette Alliance du Pacifique sont mus par des intérêts communs. Ainsi veulent-ils intensifier leurs relations avec l’Asie-Pacifique, développer une zone d’intégration commerciale poussée en Amérique latine mais aussi créer des synergies avec d’autres régions, dont l’Europe . « Il s’agit avant tout d’une union douanière qui doit permettre des échanges intra-régionaux les plus fluides possible », souligne Olivier Pradet, Directeur UBIFRANCE en Colombie . « Au-delà de la suppression des barrières tarifaires, en cours, l’ambition à terme est d’installer une libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux », complète Nasser El Mamoune, son homologue au Mexique . « L’Alliance du Pacifique représente un des axes majeurs de la stratégie d’internationalisation des entreprises de la région » rajoute Xavier Fraval de Coatparquet, d´ UBIFRANCE Chili . Outre leur situation sur la façade Pacifique, ces pays ont de nombreux points communs : ils connaissent une stabilité politique et institutionnelle ; ils partagent une tradition d’ouverture commerciale (tous ont signé des accords de libre-échange, notamment avec l’UE) ; dans leurs économies, l’initiative privée prévaut sur l’initiative publique et enfin, malgré des inégalités qui restent fortes, tous voient l’émergence d’une classe moyenne qui aspire à consommer.   Avec de tels atouts, ils sont devenus des interlocuteurs de poids vers qui tous les regards se tournent. Il faut dire que les chiffres sont éloquents : leur PIB cumulé s’élève à 2000 milliards de dollars (35 % du PIB d’Amérique latine). A eux quatre, ils captent 37 % des flux d’IDE (investissements directs étrangers) de toute la zone Amérique Latine-Caraïbes et représentent la moitié des échanges export/import de la région vers le reste du monde. Et cela ne va pas s’arrêter là. Après le Costa Rica, en cours d’adhésion , d’autres candidats, désireux de booster leurs économies, se pressent à leur porte. Evidemment, cette zone d’intégration poussée introduit de facto plus de concurrence au sein de leurs économies respectives. Ils doivent donc s’armer et tous ont leur agenda propre.   Mexique : retrouver un leadership régional Ainsi le Mexique, « première puissance commerciale de l’Amérique latine et plus important pays de l’Alliance , vise avec cet accord à retrouver un leadership régional et à diversifier des partenariats trop dépendants de l’Amérique du Nord », résume Nasser El Mamoune. Investir maintenant au Mexique est d’autant plus opportun, insiste-t-il, que l’environnement des affaires évolue positivement sous l’effet de réformes structurelles profondes . Les besoins sont là, notamment dans l’énergie, les TIC, les infrastructures, la cosmétique, la santé. Et d’autres opportunités export s’ouvrent avec le concept de ville durable qui fait son chemin (traitement des déchets, assainissement des eaux, efficacité énergétique, transports urbains, ville numérique…) ».     Colombie : accélérer son rattrapage économique Pour la Colombie, pays parmi les plus solides des émergents, avec une économie saine ,  l’Alliance du Pacifique va permettre d’aller encore plus loin dans son processus de rattrapage économique. « Son potentiel de développement est énorme, assure Olivier Pradet. Avec une population équivalente à celle de l’Espagne, le PIB colombien est plus de trois fois inférieur. Les besoins sont immenses, dans tous les secteurs , en particulier celui des infrastructures. Et avec l’émergence d’une classe moyenne, qui découvre l’achat plaisir, il y a aussi une forte demande dans les domaines de la cosmétique, de la mode, de la distribution ou encore de l’environnement ».     Chili : une plateforme commerciale et technologique qui s´affirme en Amérique latine !   « Membre de l´OCDE, le Chili reste une référence en Amérique du Sud pour son dynamisme économique (+5,8% entre 2010-2012), la gestion rigoureuse de ses dépenses publiques et son ouverture sur le monde », selon Xavier Fraval de Coatparquet, Directeur UBIFRANCE au Chili. Économie libérale ouverte sur le monde, le Chili a noué en effet 23 accords commerciaux avec 61 pays représentant 85 % du PIB mondial (dont l´UE). Hub commercial, le Chili s’emploie aussi à devenir une référence régionale en matière d’innovation . Plus de 2 000 entreprises françaises exportent par an vers le Chili (dont plus de 50 % de PME et ETI) et le nombre de filiales françaises implantées dans le pays a été multiplié par trois en vingt ans pour atteindre environs 200 implantations aujourd’hui présentes dans tous les secteurs d’activité. Pourquoi pas vous ?   Pour la France, qui a acquis le statut de membre observateur de cette Alliance du Pacifique en 2013, c’est clairement l’opportunité de se rapprocher d’un marché ouvert de plus de 210 millions de consommateurs , et bientôt plus encore.  

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La filière nucléaire française mondialement reconnue

Delphine Llamas - 10 juil. 2014 17:04
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Le marché mondial du nucléaire : un potentiel considérable, tiré par le dynamisme des émergents Dans un secteur de l’énergie en mutation, le marché du nucléaire résiste bien. Malgré Fukushima, nombre de pays, émergents en tête, (re)lancent leurs programmes. La filière française, réputée, trouvera à l’export de vrais relais de croissance. Finalement, le désastre de Fukushima n’aura pas porté le coup d’arrêt redouté au marché mondial du nucléaire. Si l’Allemagne et la Suisse ont bien annoncé, dès 2011, leur décision d’en finir avec l’atome, nombre de pays ont confirmé au contraire leur volonté de s’engager dans cette énergie, délivrant des autorisations pour de nouveaux projets. Aujourd’hui, 44 nations veulent se doter de réacteurs, les plus grands chantiers se situant, il est vrai, en dehors de l’Europe. « La demande est surtout tirée par les émergents (Chine, Russie, Inde, Brésil, Turquie, Afrique du Sud, Vietnam…) et par de nouveaux entrants comme l’Arabie Saoudite, explique Emmanuel Galland, Chef de projet Industrie nucléaire, UBIFRANCE. Ces pays ont un besoin massif d’électricité pour assurer leur développement économique. Ils placent le nucléaire dans leur mix énergétique pour la très grande capacité des réacteurs et pour une électricité produite moins chère et plus propre ». Un marché mondial du nucléaire en croissance Début 2014, on dénombrait 437 réacteurs en activité dans une trentaine de pays (un chiffre qui inclut les réacteurs japonais, à l’arrêt, mais potentiellement redémarrables). D’ici dix ans, le marché devrait en compter 176 de plus, avec une très forte concentration dans les pays émergents : 58 en Chine, 29 en Russie, 22 en Inde. Mais les pays industrialisés ne sont pas totalement absents de ces grands programmes, puisque 13 projets de construction sont prévus aux Etats-Unis et 11 au Royaume Uni, dont 2 EPR déjà signés avec EDF. A l’horizon 2030, le chiffre pourrait grimper à 400 réacteurs supplémentaires (en hypothèse haute). La capacité mondiale installée atteindrait alors une puissance cumulée de 583 Gigawatts, contre 374 en 2014. La filière nucléaire française, mondialement reconnue Cette expansion du marché nucléaire est une formidable opportunité pour la filière française à la recherche de relais de croissance hors de l’Hexagone. Avec ses 19 centrales et ses 58 réacteurs (le deuxième parc le plus important après les Etats-Unis), le pays dispose en effet d’un savoir-faire technologique et opérationnel mondialement reconnu qui lui offre de réels débouchés à l’export. « Lancée plus tardivement que d’autres pays dans son programme nucléaire, elle a rattrapé son retard en construisant 2 à 3 réacteurs par an, jusqu’au début des années 90. Résultat, elle a su maintenir son savoir-faire et ne pâtit pas d’une perte de transmission des connaissances, à l’inverse d’autres pays pionniers », fait valoir Emmanuel Galland. Pour l’expert UBIFRANCE la bonne réputation de la filière Made in France est aussi à mettre au compte de ses groupes d’envergure internationale (Alstom, Areva et EDF en tête), de son organisation institutionnelle, de son instance de contrôle (l’Autorité de Sûreté Nucléaire) parmi les plus strictes au monde ou encore de son tissu de centaines de PME (équipementiers, bureaux d’étude, sociétés d’ingénierie, fournisseurs de services) qui pour beaucoup ont su se hisser, en tant que spécialistes, au rang de leader mondial dans leur activité. Une capacité française à traiter toute la chaîne de valeur Le marché mondial étant reparti, après 3 ans de réflexion et des campagnes de tests de sûreté, les entreprises du nucléaire français doivent se positionner. Sur les marchés de construction et de prolongation de vie des réacteurs bien sûr, mais aussi sur ceux du démantèlement qui vont se développer avec l’arrivée en fin de vie des centrales les plus anciennes, conjuguée à la sortie anticipée de certains pays. « D’ici 2030, 99 gigawatts seront déconnectés du réseau et viendront s’ajouter au stock actuel de réacteurs stoppés », précise Emmanuel Galland. Or l’une des forces de la filière française, conclut-il, c’est précisément sa capacité à traiter l’ensemble de la chaîne de valeur. La dynamique de la filière nucléaire française en chiffres : - CA en France : 46 milliards euros, dont 5,6 milliards à l’export. - Avec moins d’un milliard d’euros en importation, l’industrie est largement excédentaire. - La filière rassemble 2 500 entreprises et génère 220 000 emplois directs et génère 410 000 emplois au total. - A l’horizon 2020, 110 000 embauches supplémentaires sont prévues, largement alimentées par l’export. Ecouter le témoignage de la Société ERMES :  

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Produits gourmets : un succès du " Made in France "

bjanvier - 30 juin 2014 15:28
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Emblématiques de l’art de vivre à la française, les produits gourmets offrent de bons débouchés dans et hors de l’UE. Encore faut-il, pour vendre ces produits « premium », bien segmenter ses gammes.     Les exportations françaises de produits gourmets se portent bien : "La filière a réalisé près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013", annonce d’emblée Christophe Monnier, chef du service Produits et Filières alimentaires, UBIFRANCE. "Cela représente 10 % du montant des produits agricoles exportés, soit à peu près l’équivalent des exportations de vin français !".  La progression régulière de cette filière à l’export en dépit de la crise s’explique par l’attrait de produits hauts de gamme dont la production est rattachée à l’image France. Une attirance au demeurant renforcée, au sein de l’Union européenne, par les préoccupations des consommateurs, observe Christophe Monnier : "Les consommateurs aisés veulent des produits gourmands, innovants, bons pour la santé, issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement et du bien-être animal". D’où la montée en puissance des produits labellisés ou bio. Hors de l’UE, précise l’expert, les opérateurs spécialisés seront plus attentifs aux produits qui ont une forte image France et haut de gamme, avec une "histoire à raconter". Des disparités dans et hors de l’UE A regarder dans le détail toutefois, les chiffres révèlent des disparités : sur nos marchés traditionnels d’Europe, la croissance est globalement faible pour ces produits - à l’exception notable de l’Autriche, la Pologne et la Suède -. La demande est par contre très forte dans les pays émergents :    - Chine : + 33%    - Emirats Arabes Unis : + 20 %.    - Russie : +13%     - Hong Kong : + 12% Pour Christophe Monnier, ces pays offrent aux entreprises françaises de vrais relais de croissance grâce à la conjonction de deux facteurs : l’émergence d’une classe moyenne qui consomme et le développement de réseaux de distribution haut de gamme (corner dans les supermarchés et hôtellerie/restauration). Trois grands types de produits portent les 2/3 de la demande : la boulangerie-pâtisserie, biscuiterie, les produits à base de chocolat et les fromages traditionnels. Un segment premium à haut niveau de prix Dans ce marché mondial hétérogène, les pays de l’UE restent malgré tout des cibles privilégiées pour les PMEs qui se lancent à l’export car le marché est libre, sans contrainte douanière. Il s’agit de trouver de nouveaux créneaux de développement sur ces marchés matures en pleine évolution et segmentation. En dehors de l’Europe, par contre, il faut prendre en compte les contraintes douanières, réglementaires et sanitaires, ce qui demande une préparation approfondie  Mais quel que soit le marché, il s’agit bien d’un segment premium, à haut niveau de prix. Il est donc hautement recommandé de travailler sa gamme de produits : innovation, qualité de l’emballage, praticité du produit, … « Il faut également trouver les bons partenaires importateurs/distributeurs et surtout les accompagner dans la durée pour les aider à monter un plan de développement », insiste Christophe Monnier. « Cela suppose d’avoir au moins une personne dédiée à l’international (le cas échéant avec une formule de VIE), et une solide documentation (+site internet) en anglais ». UBIFRANCE va mettre en place un observatoire Pour que les entrepreneurs puissent mieux s’informer sur les tendances à l’international de cette filière à potentiel, UBIFRANCE va mettre en place, dès 2015, un espace sectoriel sur son site web. Il permettra notamment de suivre l’actualité des produits gourmets : ouverture d’hôtels, de supermarchés haut de gamme, etc. Les entreprises peuvent aussi bénéficier de l’accompagnement de l’agence pour identifier des partenaires locaux : soit par des programmes de rendez-vous d’affaires sur mesure, soit par des rencontres avec des opérateurs étrangers, organisées à l’occasion de grands salons spécialisés, comme le SIAL (Villepinte) ou le SIRHA (Lyon) en France ou d’autres actions collectives à l’étranger (Salon Gulfood Dubaï, Food and Hôtel China à Shanghai). La Société Aquitaine Spécialités, producteur distributeur de cannelés, fait part de son récent développement international    La marque France fait recette ...

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Cameroun, Gabon, Congo, Tchad : 4 pays d’Afrique centrale qui montent

Julie Martin - 27 juin 2014 15:11
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  Emblématiques de l’éveil de la sous-région, ces 4 pays affichent des taux de croissance solides pour 2014 … et au delà. Leur stabilité politique actuelle, la présence d’investisseurs et le développement de la demande intérieure favorisent l’essor de leurs économies.    Avec 4,8 % de croissance pour le Cameroun , 5,7 % pour le Gabon , 8,1 % pour le Congo , 10,8 % pour le Tchad , les prévisions du FMI pour 2014 révèlent des économies pour le moins robustes dans cette sous-région d’Afrique centrale. « Et sauf soubresaut géopolitique, la tendance devrait se confirmer dans les 5 prochaines années », estime Gérald Petit, directeur du Bureau régional d’UBIFRANCE , basé à Douala. Ces pays ont en commun leur essor démographique (supérieur à 2 % en moyenne), des ressources primaires (pétrole, gaz, minerai, bois) et l’apport  d’importantes ressources budgétaires venues des Etats eux-mêmes, de bailleurs de fonds (Banque mondiale, UE, Coopérations étrangères …) et d’investisseurs privés. « Il y a un autre double facteur commun important », ajoute Gérald Petit. « On voit dans ces pays l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs désireux d’une meilleure prospérité pour leur pays, mais aussi celle d’une classe moyenne, appelée à s’étoffer et à gagner en pouvoir d’achat, qui montre une vraie appétence pour les produits de qualité tels qu’on les trouve en Europe ». Toutefois, pour répondre aux attentes, le Cameroun, le Gabon, le Tchad et le Congo doivent faire face à des défis et des besoins gigantesques, dans tous les domaines : pétrolier, parapétrolier et gazier (production, raffinage, transformation, extension de raffineries …), BTP (études/ingénierie, construction, fourniture d’équipements, matériaux de second œuvre…), énergie (construction de centrales, de barrages hydro-électriques, gestion et exploitation des infrastructures…), santé (construction d’hôpitaux, dispositifs médicaux,…) éducation (surtout dans les filières techniques), biens alimentaires, etc. Autant de secteurs où les entreprises françaises exportatrices sont très actives et présentes.   Les atouts français Pas suffisamment cependant, à écouter Gérald Petit : « Si nous restons dans le top trois des pays fournisseurs sur une bonne partie de la zone, nos parts de marché relatives tendent à diminuer chaque année », analyse-t-il. Comme souvent, au profit de la Chine. Pourtant, estime le directeur pays, outre leurs savoir-faire, les exportateurs français ont des atouts, citant notamment, la langue, la proximité culturelle, le partage du même fuseau horaire, la parité fixe du France CFA avec l’euro, le recours à du recrutement local, un choix privilégié dans l’approche française et apprécié par les pays. « Ce serait dommage de ne pas plus tirer parti de ces avantages ».  D’autant que l’approche du marché est assez facile. En 2 ou 3 jours, pour peu que l’on soit bien accompagné, on peut rapidement identifier des distributeurs locaux et des clients potentiels sur un premier pays de la zone, puis dupliquer l’approche sur les pays voisins dont les marchés sont similaires. L’important, insiste Gérald Petit, est d’établir un contact direct. Il faut venir et entretenir le lien local. Et surtout, ne pas décevoir les acheteurs qui attendent du professionnalisme, des produits et services de qualité - aux standards européens - de la réactivité et un réel accompagnement commercial et marketing. « Ils achètent du made in France », résume le directeur pays UBIFRANCE. L’événement Promote 2014 En décembre 2014, se tiendra à Yaoundé un événement phare pour la région : Promote 2014. Triennal, ce salon multisectoriel est l’occasion de rencontrer nombre de partenaires potentiels de la sous-région. Avec ses 1200 m² et sa salle de conférence, le Pavillon français offrira aux entrepreneurs un carrefour d’échanges privilégié. En savoir plus sur le Pavillon France sur Promote 2014    

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Cybersécurité et confiance numérique : une pépite de l’industrie française

Julie Martin - 23 juin 2014 17:08
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  Affichant une croissance de 10 % par an, et 13 milliards d’euros de CA (dont 9 à l’export) le secteur de la cybersécurité en France est en bonne santé. Un dynamisme tiré par une criminalité croissante.    Cloud computing, objets connectés, m-paiement, technologies sans contact … Si le numérique ne cesse de gagner du terrain dans notre quotidien, pour le faciliter, il est aussi source de vulnérabilité. Le piratage des serveurs Orange ou eBay, le mois dernier, l’a encore démontré. Avec des transactions de plus en plus dématérialisées, il est difficile de savoir où sont stockées les données et surtout qui y accède. Ce qui ne manque pas d’inquiéter les usagers. « Pour leur donner confiance, il est impératif de sécuriser les transactions et les données personnelles et de préserver l’intégrité des systèmes d’information des entreprises, de plus en plus sujettes aux attaques », résume Thibaut Barde, expert de ces questions chez UBIFRANCE . C’est tout l’enjeu des marchés de la confiance numérique et de la cybersécurité, deux domaines d’excellence de la France, mondialement reconnue pour la qualité de ses ingénieurs et de sa recherche. Avec un chiffre d’affaires de 13 milliards d’euros en 2013 (dont 9 à l’export), le secteur est en plein boom. « Même s’il est, pour l’essentiel, porté par de grands acteurs (Gemalto, Thalès, Ingenico, Oberthur, Sagem…), il offre de réelles opportunités à un large tissu de PME, très innovantes, et qui réalisent d’ailleurs la majorité de leur CA à l’export », souligne Thibaut Barde.    La carte à puce, un savoir-faire français Premier domaine d’excellence du made in France : celui de la carte à puce, essentielle à la sécurisation des accès. Pionnière dans cette technologie (la première carte à puce bancaire française est née en 1981), la France ne cesse depuis de développer de nouvelles applications (cartes Vitale, passeports biométriques, permis de conduire sécurisé ...) et fait des émules partout dans le monde, avec de gros projets à la clé.   En témoigne le vaste chantier de migration Europay, MasterCard et Visa (EMV) qui vise à passer d’un système d’émission à bande magnétique (peu sécurisé) à un système s’appuyant sur une technologie de carte à puce. De nombreux pays sont en cours de déploiement (Etats-Unis, Canada, Mexique, Australie, Thaïlande, Philippines…). Certains arrivent au terme de leur migration (une partie de l’Asie notamment). D’autres l’étudient : l’Inde, par exemple, encore peu bancarisée, développe son propre système de paiement mais envisage de migrer vers la norme EMV. Témoins encore de ce dynamisme, les projets nombreux, portés par les gouvernements, notamment africains, pour développer des solutions d’identité numérique : en Afrique du Sud, au Gabon, au Ghana, au Burkina ... En clair, ce sont autant d’opportunités, partout dans le monde, pour le savoir-faire français. Second domaine d’excellence hexagonal, le marché de la cybersécurité offre lui aussi d’excellents débouchés, avec de nombreux marchés porteurs, en Europe de l’Est et en Afrique, notamment.   Des atouts, à condition d’être plus offensif Le secteur est donc indéniablement prospère, mais pour l’heure dominé par des acteurs américains, israéliens et russes. La France - hormis ses quelques ténors - fait encore figure de petit poucet. Le pays a néanmoins une très belle carte à jouer, fait valoir Thibaut Barde, à condition toutefois de mieux soigner son marketing : « Si les industriels français sont très bons pour innover et développer de nouvelles technologies, ils ne sont pas encore assez offensifs pour les commercialiser ». Et, juge-t-il utile de rappeler, en guise de conclusion : « Décider de se lancer à l’export ne doit pas se faire par opportunisme, mais avec une vraie stratégie ».   Ecoutez le témoignage dHassan Triqui, fondateur et Président de la société Secure IC , fournisseur de technologies de protection des systèmes électroniques embarqués.

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La Turquie, sous le signe des grands projets

Julie Martin - 16 juin 2014 12:32
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    Dynamique l’économie turque ? Incontestablement. Elle a soif d’innovation et déborde de grands projets, notamment en matière d’infrastructures. Le point avec Eric Fajole, Directeur UBIFRANCE Turquie.        Après une décennie spectaculaire (2002-2012) sur le plan de la réussite économique, la Turquie jouit encore aujourd’hui d’une belle vitalité puisqu’elle a enregistré, en 2013, une croissance de 4%. Ce bon résultat est principalement dû à la forte demande des consommateurs turcs et à la progression des investissements privés étrangers. Et pour l’avenir, les projets de développement ne manquent pas.      Un fort besoin d’innovation   Seul bémol de ce terrain favorable, l’industrie turque manque encore d’innovations dans de nombreux secteurs. Ainsi est-elle clairement encouragée à investir. Pour ce faire, le gouvernement a mis en place de nombreuses mesures incitatives avec un soutien financier à l’innovation et la R&D. Pour se développer, les acteurs locaux cherchent aussi à nouer des partenariats technologiques avec des sociétés étrangères et l’offre française y est bien accueillie.    Têtes de pont de cette industrie, l’automobile et le textile sont particulièrement dynamiques. Les entrepreneurs turcs y sont demandeurs d’innovations pour leurs équipements (pièces de haute technologie, machine-outil…). Toute solution à valeur ajoutée a donc de bonnes chances de trouver un partenaire local pour la commercialiser. Cela vaut d’ailleurs dans d’autres domaines industriels, comme l’aéronautique et la défense. Mais pour ces deux secteurs en particulier, prévient Eric Fajole, Directeur UBIFRANCE Turquie, « il faut être prêt à opérer des transferts de technologie. Ce que cherche avant tout le pays, c’est à moderniser sa propre capacité de production ».    Côté demande d’innovations, le marché du numérique ou encore celui des biotechnologies ne sont pas en reste. « La Turquie est un pays ouvert aux nouvelles technologies, même s’ils sont très doués en systèmes d’informations, et les besoins sont permanents », fait valoir Eric Fajole.      De grands projets d’infrastructures    Mais le développement du pays ne repose pas que sur l’industrie ou le numérique. Il passe aussi par la mise en chantier de grands programmes d’infrastructures. Ainsi, sur la seule ville d’Istanbul, quatre projets phares traduisent les ambitions de réaménagement urbain avec la construction d’un canal, celle d’un tunnel routier sous le Bosphore d’un troisième pont, celle d’un téléphérique au dessus du détroit, reliant les rives asiatique et européenne et enfin celle - déjà lancée - de ce qui devrait être le plus grand aéroport du monde et le troisièmes aéroport d’İstanbul. Par ailleurs, ajoute Eric Fajole, « d’autres villes veulent se doter de métros ou de tramways et l’expertise française sur ce type de projet est attendue ».     Une pratique orientale des affaires   Ainsi, placée dans le peloton de tête des pays émergents, bénéficiant d’une situation géographique privilégiée (plate-forme vers l’Irak, l’Iran, l’Asie centrale), assise sur une économie dynamique, la Turquie a véritablement de quoi attirer les investisseurs et les entreprises françaises. Mais pour aborder ce marché, il faut bien mesurer que son économie très moderne est empreinte de traditions. « Sous un vernis européen, la pratique des affaires est très orientale », résume l’expert UBIFRANCE.       A noter :  Colloque et Rencontres Acheteurs  FORUM FRANCO-TURC DE L’INNOVATION  Istanbul - TURQUIE  Du 26 au 28 novembre 2014 Colloque et Rencontres Acheteurs VIVAPOLİS-VILLE DURABLE Istanbul - TURQUIE Du 23 au 26 Septembre 2014    

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Les systèmes de transports intelligents, une filière d’excellence française

Delphine Llamas - 11 juin 2014 17:29
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Panorama d’une filière en plein essor où les entreprises françaises sont à la pointe. Gestion intelligente du trafic routier, télépéage, véhicules communicants, systèmes d’information passagers … Tous ces dispositifs, que l’on désigne sous l’appellation Systèmes de Transports Intelligents (STI), ont un point commun : ils utilisent les technologies de l’information pour optimiser les services de transport des usagers et des marchandises. Innovants, ils ont le vent en poupe. Pourquoi ? D’abord, parce qu’ils favorisent la sécurité routière, l’accessibilité pour tous, le confort de l’usager, l’optimisation des coûts. Ensuite, parce qu’ils présentent un tel potentiel, dans un monde à l’urbanisation galopante, qu’ils devraient constituer une importante source de croissance économique dans les prochaines années. Rayonnement international C’est une excellente nouvelle pour la France, à la pointe dans cette filière qu’elle développe depuis plus de 40 ans : nos premiers feux régulés ou nos premiers métros automatiques n’ont-ils pas vu le jour dès les années 70 ? Depuis, les entreprises hexagonales ne cessent d’innover et leur compétence est aujourd’hui reconnue à l’international, tant pour la qualité des infrastructures que pour leur maitrise des technologies. Symbole du savoir-faire français, le secteur a un autre atout : la volonté politique réelle d’encourager son développement. Des besoins d’équipement mondiaux De fait, de nombreux pays, confrontés à la nécessité de moderniser leurs infrastructures de transport, vont s’équiper. Sur le segment de marché du télépéage en particulier, « tous les pays disposant d’une infrastructure opérationnelle sont à démarcher en priorité », souligne Benoit Perino, Chef de Projet Infrastructures-Transports chez UBIFRANCE, qui évoque notamment l’Europe, les Etats-Unis et certains pays émergents.  En Europe, de nombreux pays bénéficient d’aides de L’Union Européenne pour améliorer leurs infrastructures de transports et y intégrer des technologies innovantes. Pour exemple, la Pologne, qui bénéficie de ces subventions, a prévu d’investir plus de 300 millions d’euros dans les STI, notamment dans les systèmes d’aide à l’exploitation (SAE) et les télépéages sans barrière (freeflow). De l’autre côté de Atlantique, les Etats-Unis affichent également des besoins en gestion du back office, en facturation, en péage électronique… Leur système de péage étant très éclaté (dû à l’organisation fédérale du pays), il est recommandé d’adresser en priorité les états ayant choisi d’accorder à un concessionnaire la gestion de leurs autoroutes. Les budgets y sont plus conséquents. En Amérique du Sud, les opportunités se situent au Brésil avec des besoins exprimés dans le domaine des systèmes de gestion du trafic (télépéage et fluidification du trafic en cas de bouchons) ou encore de systèmes de surveillance. Mais, « pour aborder ce marché rapidement, il est préférable de nouer des partenariats locaux », conseille Benoît Perino.  Les missions collectives d’UBIFRANCE Conscient du potentiel, le département Infrastructures-Transports-Industrie d’UBIFRANCE renforce son accompagnement des entreprises françaises du secteur, tout particulièrement auprès des PME, très actives sur ce marché. Les bureaux à l’étranger (Inde, Russie, Brésil, Pologne, Singapour, Turquie) ont ainsi mené une étude internationale avec pour objectif d’offrir une vision précise des développements et projets ITS dans ces différents pays. A signaler également deux congrès mondiaux à venir sur le sujet : - Le Congrès des ITS du 7 au 11 septembre 2014 Detroit itsworldcongress.org  - Le Congrès des ITS du 5 au 9 octobre 2015 – Bordeaux Les chiffres clés en France : 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires 45 000 emplois directs Plus dinfos écoutez la radio Ubifrance : Podcast radio Société BMIA - Bernadette Marsaud  

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